Hiroshima

Le cerf Sika descend les marches du sanctuaire
Hiroshima, le mémorial de la paix,
Fermons les yeux sur la nuit polluée,
Hiroshima, année nucléaire,
Enfances innocentées par la mort
L’air de cette ville est insupportable
A travers les poteaux télégraphiques, stores baissés,
Les pétales de rose absorbent nos silences
Le Diable a élu domicile dans un terrain-vague
Toute la beauté urbaine part en cendres
La toile polychromée du ciel s’agite comme un drapeau
Les lanternes magnifient la nuit pale
Les nuages sont une broderie lascive
Mets ta main en visière, Voyageur,
Viens hanter le crépuscule avec moi
Les statues de bronze nous saluent
Volons comme des oiseaux de papier
Brûlons chaque kilomètre d’acier
Effaçons les distances entre nos cœurs trempés

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