Riviera song (FR)


Il est loin le temps, où sur la Canebière

Nous noyions l’océan au fond de nos yeux clairs

Déjà perdu le temps où nous dansions hier

Nous moquant de l’hiver

Le ciel ensoleillé pour seule dictature

Nous marchions dans le vent, demi-Dieux déjà sûrs

De nous – donnant nos cœurs riant en pâture

A la nuit au corps lourd

Ecoulé l’été où Conquistadors du Temps

Nous chantions à tue-tête devant les heures en rang

Les pieds dans le sable, un duel au premier sang

Dans notre enfer charmant

L’amour était alors un prêtre tyrannique

Qui unissait nos mains bien loin de l’Atlantique,

A une mer tapageuse riante et hystérique

Les vagues semblaient magiques !

Aujourd’hui je me noie dans des foules bruyantes

J’écris pour oublier la marée bleue, violente

Qui comme une ombre noire sur ma mémoire changeante

Reflue et m’épouvante

Ma villégiature sous des soleils blancs

La pluie inonde ma conscience et ce banc

Devant le port Lympia ; mes songes impatients

Sont un ballet tremblant

J’attends que la Riviera, jour après jour, m’oublie

Une tequila en main, les yeux comme de la suie

Lavée par les heures liquides de l’ennui

J’ai quitté mon pays



Aujourd’hui je vis seule dans une grande ville
J’ai vue sur des buildings, comme jadis sur l’île
Des Lérins — une lumière entre mes cils
A nulle autre pareille






Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s