Le Val de Stabelchod

Sur le Monte Rosa des larmes d’acier glacées
Comme des heures pluvieuses, à espérer
Appenzel et Unterwalden sous la pluie d’été
La langue des mélèzes est faite de sifflements

Les vallées alpines sous le soleil d’août
Un catéchisme de vents et d’espoirs
Dans la paroisse de Surselva le vent se lève
Un cantique souffle sur les pétales des fleurs

« Le Quotidiana » publie des articles en romanche
L’usage liturgique se chante en vallader
Et dans les villages de Haute-Engadine
Un hôtel dégurgite des voyageurs

Je pars au Nord écouter chanter le temps
Qui s’asphyxie sous les coups de rein de la tempête
Je pars au Sud avec mon bâton de marche,
Et je disperse mon billet d’avion au gré du vent

Les habitants se drapent dans le gris de la tradition
William Turner peint une avalanche dans les Grisons
Le calendrier grégorien égrène le sable sur les tombes
Viens avec moi rejoindre Arosa par Tschiertschen !

L’ours a été réintroduit dans le Val de Stabelchod
J’ai longé longtemps des rivières au goût de miel
Les pins de montagne et l’edelweiss hantaient la moyenne-montagne
J’ai sombré dans mes pensées comme un vautour gypaète

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