La forêt de quartz (Français utilisé sous l’Occupation 1940)

J’ai vu une forteresse (bombardier étasunien) dans le ciel d’argent
Notre marchandise (groupe de clandestins) dévalait la sente depuis la forêt
Mon azor (revolver) serré contre ma chemise trempée de sueur, j’ai longé la rivière du danger
Les arbres m’indiquaient le chemin de la liberté.

Le soleil dégoulinait de nuit. Quelqu’un a organisé un bal (tabassage)
Les adolescents ont des yeux au beurre noir et la haine s’écoute dans leurs silences
Demain sera fait de lueurs pourpres, je t’emmènerai au Sud de la Guerre
Nous partirons chevauchant nos espoirs comme des coursiers ivres

Je suis devenu un clandestin (résistant passant à la clandestinité)
Je t’emmène avec moi dans cette tempête de liberté historique
Je t’emmène sur le sentier des rêves inexprimables
Et si la terre tremble sous nos pas, c’est que la nuit agonise

Mes évangiles (faux-papiers) me protègent
Laisse-moi faire osciller le quartz de cette radio pour raccrocher (prendre contact avec un réseau)
Le pianiste (opérateur radio) planqué dans l’herbe fait entendre la douce musique de la liberté
Il m’a dit que les étoiles n’ont aucun soupçon

Et si je mets ma montre à l’heure (dégainer son cran d’arrêt)
C’est que les ombres nous encerclent
Prend ma main sous cette pluie mortuaire
Le matin ne nous attendra pas

Il pleut des météores (torpilles) dans le ciel d’août
Je t’ai prise par la taille et nous avons traversé une forêt d’ombres
Poursuivis par les ongles crochus du danger, nous avons lutté pour retenir notre souffle,
Le lendemain nous attendait assoupi dans une flaque de soleil.

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