La rive

Devant le rivière, un vent soufflait fort
Les arbres agitaient leurs branchage dans mon dos,
J’étais perdu dans la contemplation des lumières de la ville
Dans la nuit qui ne s’arrête jamais sur un promontoire fait de sang frais
Je suis resté longtemps à t’attendre même le vent a fini par s’arrêter
J’ai vu chacune des lumière de la rive d’en face s’éteindre
Chacun des visages qui hantait ma mémoire
A cessé de sourire
Je suis resté debout dans les derniers sanglots du vent
A espérer que la nuit m’engloutisse
Je ne pouvais plus parler, ni tendre la main vers l’ouest
Et ce chant a résonné en moi, comme un éclair dans la brume
Je t’ai attendu longtemps, même le vent s’en souvient,
Tu étais cette feuille tombée sur la rivière,
Cette dernière lumière, cet espoir déclinant
Cette nuit alanguie, au bras du petit jour,
Tu était l’amour perdu, dans les flots de l’oubli
Un jour viendra, le vent recouvrira le chant de la rivière
Je serai loin déjà, mes os tombés en poussière
Je serai loin déjà, et ce chant disparu
Sera comme une rive que je n’ai pas connue.

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