Alexandrins (1)

Laisser tomber sur terre la lumière du poème !
Comme une étoile sage, une vieille lampe à l’huile 
Et ramasser les cendres que mes tendres blasphèmes
En mourant ont largué sur les trottoirs de ville

J’écris pour prolonger la nuit aux bas d’argent
Elle qui se laisse toujours malmener par le jour
Gifler par le matin et blanchir par le vent
J’écris pour que sur terre, la nuit dure toujours

Pour qu’elle éclaire nos sens, quand dans la cité triste
Nous promenons nos peines, comme de vieux chiens fous
J’écris pour que la nuit de cette ville si vaste
Nous enveloppe hagards, esseulés ou même saouls

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