Paria (Tamoul utilisé par les dalits + Français)

Je délire je suis atteint par une madajani (maladie d’origine sexuelle marquée par des symptômes mentaux)
Emmenez-moi me fondre dans le vent des malai (collines, montagne)
L’exorciste a jeté son ouvrage au pied de mon corps
Une silhouette noire a prononcé un mantra magique

Le muni (démon redoutable) a déchiqueté mon âme
Et je parcours le Tamil Nadu nu et sans pensées
Les nababs ne sont plus pour moi que de la cendre
Moi qui étais hier paria, je suis le héros des racontars

On me dit devenu fantôme, ou même pire…
Changé en étoile noire, en l’obscurité même
Un instrument à cordes fait vibrer le vent qui m’entoure
Et me rappelle que j’ai eu un cœur

Moi qui étais hier paria, je suis le héros des racontars,
Les pannaiyal (ouvriers asservis) chuchotent mon nom
Je suis devenu le vent, je suis devenu leur chant,
Moi qui étais hier paria, je suis devenu une voix dans la pénombre

Mais une goutte de pluie tombe sur ma nuque
Et je me rappelle de mes fiançailles sous le banyan
Qu’est devenue ma femme ? Offre-t-elle une puja (acte d’offrande et de prière) en mon nom
Prie-t-elle pour mon salut ?

Un renonçant a croisé mon regard je me suis changé en fumée
Suis-je étendu sur un lit souffrant de mille maux
Ou arpente-je la montagne mon bâton dans la main ?
Je ne suis plus sûr de rien, je ne crois plus mes yeux

On m’a purgé au rasam (préparation liquide digestive à base d’eau poivrée et de tamarin)
J’ai recouvré un temps mes esprits
Puis je suis sorti dans la cour en tendant mes bras vers le ciel
Je hurlais des injures à l’adresse des Dieux !

Je délire je suis atteint par une madajani (maladie d’origine sexuelle marquée par des symptômes mentaux)
Emmenez-moi me fondre dans le vent des malai (collines, montagne)
L’exorciste a jeté son ouvrage au pied de mon corps
Une silhouette noire a prononcé un mantra magique

Le muni (démon redoutable) a déchiqueté mon âme
Et je parcours le Tamil Nadu nu et sans pensées
Les nababs ne sont plus pour moi que de la cendre
Moi qui étais hier paria, je suis le héros des racontars

On me dit devenu fantôme, ou même pire…
Changé en étoile noire, en l’obscurité même
Les pannaiyal (ouvriers asservis) chuchotent mon nom
Je suis devenu le vent, je suis devenu leur chant,

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s