Mendiants et nations

J’ai vu les cathédrales ravagées par les ombres
Les cloches teinter la nuit de leur lumière hantée
J’ai vu la ville s’ouvrir comme un cratère enflammé
Et ton beau visage flotter au-dessus de nos cœurs

J’ai vu les Enfers applaudir des mendiants
Qui riaient comme des branches happées par le vent
J’ai vu les Enfer applaudir des nations
Qui luttaient dans la brume, j’ai vu l’éclat de leur poignards

J’ai marché dans tes pas, humé le parfum de violence
Qui empestait l’air et se répandait dans les fenêtres
J’ai suivi le chemin du poète, loin des lumières des cités
Et je me suis noyée dans un océan de fumée

J’ai vu cinq cent jours durant ton regard sur l’écume
Le bateau de ma conscience avait chaviré, la tempête
Barattait la mer comme un soleil rendu fou par le vent
J’ai vu cinq cent jours durant le ciel fondre sur la mer

Comme un ange foudroyé par la conscience de la mort
J’ai vu les cathédrales ravagées par les ombres
J’ai vu les Enfers applaudir des mendiants, des nations
J’ai suivi le chemin du poète, l’irrésistible ascencion

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