Grand Prix d’Arabie

27 virages sur le sable chaud
Le soleil est un kalb (chien) brûlant
Supplions-le de nous donner de l’ombre
Djeddah s’enfonce dans le levant

J’ai allumé la clef de contact
Le moteur a démarré en trombe
Le sable a pleuré, j’a souri en pensant à ma tombe
Le vent est le seul kandáishan (climatisation) du désert

250 km/h Jeddah Corniche Circuit
La nuit tombe et étouffe la vitesse
Ma voiture est un rêve de lumière
Les nuages ont disparu dans l’huile à moteur

Et je me laisse griser par le vent,
Je sais que Khalid Ben Sultan attend ma victoire
Je suis le pilote le plus rapide de l’histoire
La nuit tombe et étouffe la vitesse

Le ciel est kahrabáa’i (électrique)
Le sable gicle sous mes roues épaisses
J’ai mis des gants blanc en latex
Je vais gagner le Grand Prix d’Arabie

Kilomètre après kilomètre
Prier la vie pour qu’elle me fasse m’envoler
Mon málik (roi) m’attend depuis sa tour d’ivoire
Je suis le pilote le plus rapide de l’histoire

L’hiver a les yeux froids d’une mára (femme)
Et le corps brûlant de ma voiture de course
Incliné à 12 degrés je vole en silence
Le ciel s’ouvre devant ma vitesse

Maa:al áaish (cela ne fait rien) si je meurs
Tant que ma Porsche finit le circuit
La nuit tombe, je prie les étoiles éblouies
De me laisser franchir la ligne d’arrivéé

Et je repense à ton visage de demi-lune
Qui faisait rougir les brumes d’Arabie
Tes mains fines comme des chandelles
Toi, cette femme qui ne m’a pas aimé

Je suis le pilote le plus rapide de l’histoire
Kilomètre après kilomètre
J’efface la patience des dunes
Mon málik (roi) m’attend sur son balcon de Jeddah

Mon cœur est maksúur (brisé) j’ai aimé un ange
Je t’entends éclater de rire dans la nuit stridente
Mes yeux se ferment, le capot de ma voiture fume
Je m’envole au-dessus des dunes

La lune berce mon corps meurtri
Le sable s’infiltre dans les plis de ma chemise
J’ai vu ton visage dans la nuit d’Arabie
Je t’ai aimée, c’était mon pari ma vitesse

Je suis le pilote le plus rapide de l’histoire
Mujtáhid (acharné), sari̇́i: (rapide), infernal,
Ce soir, je laisse la nuit gagner la course
Jeddah s’enfonce dans le brouillard

L’huile a moteur empeste le ciel noir
Mon cœur est maksúur (brisé) j’ai aimé un ange
Mon málik (roi) m’attend dans un jardin de roses et de palmiers
Et je repense à ton visage alors que les dunes s’effacent

250 km/h Jeddah Corniche Circuit
Maa:al áaish (cela ne fait rien) si je meurs
Tant que ton cœur heureux m’oublie
Incliné à 12 degrés la nuit m’avale,

Kilomètre après kilomètre

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