Radar le pigeon

 Dans l’antichambre de l’océan,
Le train aérien de la demoiselle s’est brisé
Que le ciel pardonne
Au premier avion léger de l’aéronautique

Un homme sur le tarmac
Fait de grands signes au pilote
Comment allons-nous prévenir nos alliés
Comment puisque l’avion est immobilisé ?

Dans les champs derrière l’aéroport
Un oiseau étire ses plumes vers le ciel
Et part en quête d’aliments
En masquant le soleil dans son vol

Le pilote aperçoit l’ombre de l’oiseau
Et sa main en visière sur son front en sueur,
Il s’écrie « Voilà comment !
Cet oiseau est un messager volant !

L’oiseau s’ébroue, la pluie tombe sur l’aéroport
Il n’a pas vu le pilote arriver
Capturé, mis dans une cage, dix jours durant
L’oiseau renommé Radar est entraîné au combat

Jordan, le pilote, lui caresse les ailes
Et lui fait promettre de porter le message
Jusque dans le camp des alliés
Radar roucoule et s’envole

Il survole les rivière brillantes,
Les champs et les villages
Soudain la voilà dansant devant lui
La capitale ondoie sous la chaleur

Radar fait un vol en piqué
Il a rendez-vous sur l’île de la cité
Puis de joie, il tournoie dans les nuages
Quand soudain un bruit déchire le ciel

Quelqu’un l’a repéré !
On a tiré sur l’oiseau messager !
Radar l’a échappé belle
Il doit redoubler de prudence

Il vole prudemment,
Et se glissant entre les nuages
Il essaie de rester masqué
Hors de la vue des soldats ennemis

Une petite fille en haillons
Est assise et mange du pain
Radar s’approche de son jupon
Elle sourit à la vue de l’oiseau voleur

Quelques miettes plus loin
Les portes des maisons sont closes
Les habitants sentent la peur
La guerre a dérobé toute musique

Et Radar a une mission
Il reprend son vol en silence
Au-dessus des toits gris et ternes
Au-dessus de la Seine rouge de colère

La voilà, éclatante d’innocence
La cathédrale Notre-Dame
C’est là que le pigeon a rendez-vous
Voilà le prêtre qui sort de l’église

Les nuages larguent une pluie fine
Et Radar se pose sur une des tours
C’est là que l’attend Jacques
Le garçon lui ôte le message de la patte

Radar s’élève à nouveau dans les cieux
Jacques salue le pigeon
C’est une mission réussie
Mais la route est longue vers l’aéroport

Et Paris regorge de miettes
Radar, prudent, décide de passer la journée
A se restaurer au-milieu des soldats
En attendant sa prochaine aventure !

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