1914

La Ville-Lumière dans le brouillard
Les aéroplanes lui font de l’ombre
Les ombrelles des demoiselles caressent le soleil
La guerre frappe aux portes

On mobilise la jeunesse
1914 année chantée au piano forte
La Belle Epoque tourne les talons
La guerre frappe aux portes

Un prêtre à vélo dans les champs
Le Sacré-Cœur prend le soleil
Dieu a déserté les Champs-Elysées,
La guerre frappe aux portes

Pierre Loti revient d’Islande
La France a les doigts trempés dans l’encre
Les Dreyfusards lisent Poil de Carotte
La guerre frappe aux portes

La Société Nationale de Musique
Donne un concert pour la postérité
L’Internationale est chuchotée
La guerre frappe aux portes

L’art nouveau alpague les âmes
L’Action française met le feu aux poudres
Les journaux parlent du Tour de France
La guerre frappe aux portes

Un politicien montre le poings
Aux ors du Palais-Bourbon
Et l’orage crache sur Paris
La guerre frappe aux portes

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