La Tamise

La grande roue ne s’arrête plus
Je vais monter jusque aux Dieux magnanimes
Leur demander de me confier une âme
Pour étancher ma soif d’amour

Mais la pluie gicle sur mon visage
Comme un mousseux trop secoué
Et mes larmes dévalisent la candeur de mes joues
Sur les berges de la Tamise

Je vais tromper les heures insensibles
Je vais démolir le mur du silence
Qui emprisonne nos âmes lasses
Et cribler de larmes le manteau invisible
De ce Dieu dans la tempête

J’ai pris froid dans un bain de foule
Le quai de la gare se désagrège
Dans mon oeil trempé de lumière blanche

Et l’eau de la Tamise
Devient le tsunami qui m’emporte
Dans un tourbillon de regrets

J’ai bu toute la nuit un whisky amer
J’ai attendu qu’un bateau m’emmène
Mais la Tamise rigole doucement sur mon visage
Et me lèche les joues

La grande roue ne s’arrête plus
Je vais monter jusque aux Dieux magnanimes
Leur demander de me confier une âme
Pour étancher ma soif d’amour
Loin des berges de la Tamise

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s