Partition urbaine

Je suis tombée amoureuse d’un conte de fée
Et je marche les mains dans les poches
Comme une flamme de bougie chahutée
Soulevée par le vent qui asperge la roche

Je suis tombée amoureuse d’un refrain
Quand je parcours Paris, l’air de rien
Que mes lèvres murmurent un alexandrin
Inspiré par les teintes blafardes du matin

C’est un conte de fée qui devient réalité
A cinq heures, quand le soleil fait une potence
Aux dernières traces d’obscurité
Que la capitale s’étire en silence,

Quand les artistes sont couchés
Que le ciel prend la couleur la flamboyance
D’une magicienne blessée
Près d’un bosquet de ronces

Je suis tombée amoureuse d’un conte de fée
Loin de la société et de ses élus héroïques
Tout simplement je m’en vais vous raconter
Une histoire mystique

Une histoire chuchotée au matin
Quand la ville se réveille, d’un abyme
Nocturne, quand la ville déteint
Sur les pavés, une histoire anonyme

C’est pourtant le refrain entêtant de ma chanson
De mon histoire monstrueuse, insensible
Chimérique et dévote, sans nom ;
Et ma ville devient une partition invisible

Un air chanté près des avenues laissés pour mortes
Quand la ville se tait,
Que seule les enseignes clignotent
Que Paris s’éveille et renait

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