Vent glacé

L’éclairage s’assombrit,
Une mouche se pose sur la lampe d’un réverbère
On perçoit une odeur de brulé,
Entendez-vous les horloges sombrer dans la folie ?

Le décompte des heures tourner au ralenti ?
Le soleil reparait parfois, derrière un nuage calme
Le vent glace les idées, un enfant mange une crêpe
Les toits de zinc accueillent la violence de la grêle

L’or des genêts étincelle sur la robe mauve du soir
L’acier d’un couteau brille – une femme cuisine
Nos prières battent en brèche la routine
De la vapeur ensorcelle le port

J’ai brandi la lueur d’une étoile en guise de lampe torche
Les réverbères s’alignaient comme des soldats,
Ils fusillaient la nuit de leur lumière
L’amour se tait dans cette rue – c’est une fleur si fragile

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s