Ne pas t’avoir connu

Mes cheveux s’envolent sous les assauts du vent
Le soir gémit des litres de brouillard
Je fume cigarette sur cigarette sous l’auvent
Mes jours sont humides, les larmes font dégouliner mon fard

J’ai regardé l’horizon brûlant, la brume à perte de vue
S’étalait autour de nos visages tranquilles
Il n’y avait personne, pas une ombre dans la rue
Je suis sortie sur le perron, j’ai marché jusqu’au centre-ville

Ton visage remplissait chaque tiroir de ma conscience
J’étais un écrivain raté, un poète halluciné
Toi tu calculais la distance entre nos deux villes, la science
Ne m’avait jamais semblé aussi poétique

J’ai cherché ta silhouette, ton rire, dans toutes les capitales,
J’écrivais ton nom sur les berges des rivières
J’ai rêvé de demander ta main au milieu d’une forêt
J’ai tant rêvé de toi que mes paroles se sont changées en larmes

A présent les oiseaux pleurent, les promesses demeurent seules,
Sur le boulevard, deux absents, la pluie s’est suspendue
Et mon cœur bat la chamade : si je mourrais ce soir
De ne pas t’avoir connu, de ne t’avoir jamais rencontré

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