Paris – New-York



J’ai couru, la ville était déserte, un mirage de béton honteux
Flaques noires, masques bleus, un enfant est passé comme un présage
J’entends encore son rire nerveux déchirer le brouillard
Les cinéma ont fermé, les théâtre ont baissé les paupières sous la pluie

Comme des oiseaux en cage, la pupille noire de nos yeux observe le stupre du matin
Nous prions que les frontières baissent leur garde comme des chiens méfiants
On parle de combat, de vies humaines, mais chacun vit sa propre guerre
En cette période suspendue comme un pont chancelant sous une mer déchaînée

New York dormait sous la pluie battante, une averse de pluie lavait la craie, les graffitis
Et ma ville pensait à toi en habillant son ciel d’un matin rêveur et lisse
Les séquoïas ont dansé, le ciel rougeoyait, mes yeux de blonde
Ont largué ton nom dans ma mémoire comme une aspirine dans un verre de whiskey

L’espoir est apparu dans la paume du crépuscule,
La statue de la liberté a tremblé, le vent s’entêtait cet été-là
J’étais au Trocadéro, l’orage trémolait comme une chanteuse d’opérette
Et l’avenir a jailli comme un acrobate de part et d’autre de la planète

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