Progress

Je me tiens devant vous,
Assis au bord d’une route sale,
Enveloppé par l’odeur de brûlé
D’un camion réduit en cendres.
Le vacarme et les phares dispersés
De la police
Ont laissé mon âme à la merci
De la nuit anarchiste.
Roulé sur le bas-côté,
Je lève les yeux croyant voir Notre Père ;
Du ciel tombe un faisceau,
Mal assuré mais franc.
C’est un charter commercial.
Il passe, le ventre gonflé de sang.
Les autos s’arrêtent.
Quelqu’un ouvre la vitre, et me sourit.
Je ne suis qu’une idée –
Mais une idée dont les contours défont le monde.
Assis au bord d’une route sale,
Je peine à garder l’équilibre.
Aidez-moi à me fondre dans les fumées hurlantes.
Au milieu des sirènes qui me transpercent,
Le temps s’écroule,
Et je demeure.

[Si vous voulez, je pourrais jouer des coudes pour me frayer un chemin dans l’Histoire. Mais il faudra que l’on m’abandonne, si vous voulez me survivre]

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