Promesses de sneachd / Promesses de neige (Gaélique écossais / Français)

Accompagne moi dans la lumière géar (tranchante)
La lame de mes mots est maol (émoussée)
Au contact de ton regard bleu oidhche (nuit)
Et le silence s’est emparé de mon miroir

Toi qui me vois loisg (brûler) dans une montagne d’heures
Retrouve-moi derrière cet écran de ceò (fumée)
Là où la luath (cendre) de mon âme s’étale
Pour faire une autoroute de braise geal (blanche)

La rathad (route) est longue jusqu’au Purgatoire
Et les oiseaux ont mangé toutes les franges bleues du ciel
Il pleut Voyageur, j’ai peur de prendre froid
Et de perdre le vie sous un adhar (ciel) loin de toi

J’ai demandé à la talamh (terre) de refuser la poussière de mon corps
Pas un sgòth (nuage) ne passe devant mes yeux humides,
L’amour est un grain de gainmheach (sable) dans cette dune urbaine
Je le chercherai jusqu’à ce que mes mains prennent feu

Je chercherai ton regard dans cette ville immense,
Dans les roses et le béton, à la cîme des arbres
Je parlerai à l’ouvrier de chantier pour qu’il me laisse entrer
Je convaincrai l’abhainn (rivière) qu’elle suspende son cours

J’ai damné mon âme contre une blàth (fleur) d’encre
La poésie est une prison de lumière bleue
Ma ville est un nathair (serpent) de béton
Elle a piqué ma làmh (main) et m’a ensorcellée

Mon fiancé m’a abandonnée près du rùsg (écorce)
De mon corps foudroyé par un orage de papier
J’avais passé cent nuits à lui parler d’un brasier de mots
La sneachd (neige) a recouvert nos promesses d’hier

Il est devenu une clach (pierre) quand je lui ai dit que la poésie
A le reflet fantomatique du soleil sur les colline
— Voyageur je donnerai ma vie et l’espoir de jours meilleurs
Pour écrire un vers aussi brûlant que la eighre (glace)

J’ai demandé à la talamh (terre) de refuser la poussière de mon corps
Pas un sgòth (nuage) ne passe devant mes yeux humides,
L’amour est un grain de gainmheach (sable) dans cette dune urbaine
Je le chercherai jusqu’à ce que mes mains prennent feu

Je chercherai ton regard dans cette ville immense,
Dans les roses et le béton, à la cîme des arbres
Je parlerai à l’ouvrier de chantier pour qu’il me laisse entrer
Je convaincrai l’abhainn (rivière) qu’elle suspende son cours

J’ai damné mon âme contre une blàth (fleur) d’encre
La poésie est une prison de lumière bleue
— Voyageur je donnerai ma vie et l’espoir de jours meilleurs
Pour écrire un vers aussi brûlant que la eighre (glace)

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