Panique sur Florida Beach

C’est la panique sur Florida beach
Les hélicoptères foncent sur nous à tour de rôle
Ils déchirent la ville comme des voleurs d’affiches
La peur s’agrippe fort à mon épaule.
Elle me dévore la peau
Comme un jet de lumière
Les projectiles de l’histoire
Se fichent comme des hameçons
Dans nos monuments aux morts.
Il parait que la Navy l’a décoré,
Notre père sur son bateau engagé
Doit penser à nous comme on fume un cigare :
Un instant
Et ma mère fixe la baignoire de ses yeux dégouttants
Nous avons pris la Cadillac
Nos bras rougis par l’air de plomb,
Roulé avec nos cœurs fragiles
Tandis que Cuba lorgnait sur l’interrupteur.
Dans la petite salle au décor amateur
La pellicule du film a fini par fondre.
Le feu a dévoré l’écran et tous ont couru
Par-delà les flammes et les rideaux sombres
On n’entendait plus que des cris
Au loin, est-ce le bruit d’un hélicoptère, est-ce lui ou un nuage ?
Je cours pieds nus sur la plage
L’engin finit sa nuit dans l’air enfumé.
Il repart en quête de notoriété
Dans le cinéma le démon a flambé
En emportant mes rêves d’acteurs dans l’ombre des pales
Au loin le cinéma brûle encore dans l’air sale.

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