Les chiens qui courent

Y’a-t-il un avion pour rallier Anchorage ?
Apprivoiser ce millier de kilomètres glacés,
Un avion pour tutoyer la diphtérie,
Et nous sauver ?

Un blizzard entoure les maisons
De sa fumée et de son corps,
Il empêche chaque avion
De se poser, alors

Nouveau pari, nouveau parcours.
Dans un miracle de bois de pin,
Six attelages se déhanchent,
1600 km d’avalanches
De Nenana à Nome :
Le grand nord

Cahotés, bousculés, ballotés
200 animaux entrainés
De force par le bois de leur traîneau,
Jamais vaincus par la peur,
Jamais noyés par une erreur,
Ont avec eux le sérum

Un déluge de gueules surexcitées,
Apaisés par 20 mushers,
Les seringues sont comprimées,
Entassées, brinqueballées
Et la salive blanche de Dieu,
Tombe sur les poils éreintés
De chiens qui courent.

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