Ikiru (vivre)

Je suis un vieux fonctionnaire de la capitale
Que le cancer accompagne de son pas amical
Dans les yeux de mes proches je suis crevé d’avance
Comme un pochard défait devant sa propre ivresse
Las, j’écume les bars pour la seule fois de ma vie
La neige fond sur les voiliers aux coques étourdies
Par la marée qui monte sur la ville déchue
Comme un prince sans règne comme un ange sans but
Et mes mains sont crispées sur les voiles de la nuit
Je ne rentrerai pas chez moi cette nuit

Je suis un vieux fonctionnaire de la capitale
Que le sort raccompagne comme une dernière étoile
Il me reste quelques jours pour réussir ma vie
Je porte l’espoir en moi c’est une pieuse maladie
Le crépuscule fait voler ma raison en éclat
Je dénoue le destin aux contours étroits.
Avant de m’ancrer sur le rivage d’en face
Et de lâcher prise pour que la nuit m’efface.

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