Malte (Alexandrin French classic verses Version2)

Entendez-vous l’église qu’au loin le soir affole ?

Les trèfles endormis, nos rires froissant les eaux frivoles ?

L’eau stagnante des idées, l’horizon bleu cinabre ?

L’amour immole la terre, son sang ressoude les arbres

Une bougie de cire rouge frémit sous un prunier

Cette neige teintée, nous l’avions vu brûler

Ton cou imperturbable moissonnait les promesses

Et nous nous enlacions dans d’uniformes danses

Aujourd’hui la neige a fui les trottoirs de Malte

Dieu seringue les rues d’un cordon de cobalt

Et puis replie sa toile, d’un silence terrifiant :

Le vent laisse ses mains sales arroser les passants

Jaillie d’un geyser rouge, mon étoile a brûlé

J’ai bu une nuit d’aster, mes yeux s’étaient fermés 

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