Le parfum des rues sauvages



Ne vous retournez-pas
Sur mon ombre griffée par le froid
Enracinez vos yeux purs
A l’odeur de flamme et de mûre

A l’ivresse des chevaux sages
Au parfum des rues sauvages
Le glacier de la langue
Fond, et coule jusqu’en enfer

Un étourneau saigne, bleuit le ciel
Et la neige éternelle cogne
Un fourgon de police et la mer
Sur laquelle les ombres lorgnent

Tirez ces rideaux ; ils cachent la lune
Et les champs de mandarine
Ne vous retournez-pas
Sur mon ombre griffée par le froid

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