Les méandres blancs (FR/ES)

Nous voilà flottants dans des méandres blancs,
Passes-moi une photo de ta peau,
Je la noierai dans ce verre de gin,
J’en boirai et l’encre et ton visage
En écrasant un sucre
Au fond de l’eau stagnante ;
Con suavidad
Les images de toi se déposent,
Limo de suavidad,
Au creux du bol de mon existence
Mes souvenirs tournent, dérivent, et tanguent,
Jusqu’aux limbes de mon âme
Effrayée.
Sais-tu lire dans la mer essorée ?
Sais-tu vivre sans les larmes qui hier t’ont fait sourire ?
Lorsque ta langue s’asséchait.
Viens boire à la coupe de mon âme,
Son eau est pleine d’aigreur,
C’est un bouillon d’os puant
Mais elle te suffira,
Désaltères-toi
La tempête se déchaîne,
Elle fait chavirer l’eau.
Tu n’as qu’un mot à dire et
Nos cœurs,
Ruisselants,
Trempés de sueur,
Glissants.
De suavidad
Flotteront
Hors de ces méandres blancs.

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