Le curé

Derrière moi un mur voûté
Abrite le destin aux mains liées
Une couronne d’épines
Des cheveux emmêlés
Veillent sur ce lieu à perpétuité

Une porte s’ouvre à la volée
Sur une travée pavée
De sueurs, de larmes et d’espoirs gelés
Inscrits en lettres de feu
Dans la pierre ouvragée

L’orgue nous emmène
Dans une vallée désertée par la joie
On entend une veillée funèbre
Et le son mat d’un tambour
Ce sont les pas des prieurs

Un pécheur jette le filet de ses doutes
Déformés par le vin frelaté
Dans le dos de la sacristie
Ses mots résonnent dans la nef
En gorgées ininterrompues

Le curé passe avec ses yeux
Il est halluciné
Il bat l’air de ses bras faméliques
Pour capturer l’ineffable
Dans le confinement de l’église

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