Bengale (FR/Bengali)

Se frotter
jusqu’à la déchirure
au corps lacéré d’arbres
du Bengale


Admirer
le temps d’une lueur
les étoiles entières
baignées dans la nuit pâle ;
séchées dans le drap pur
du ciel sans fin.


Bondir
avec les horins (daims)
qui vont et viennent
dans les rêves enfantins
et glissent sur nos songes
comme le sel sur la langue


Errer
sur les terres asséchées
par les pots d’échappement : la terre est
brûlée
dans la chaleur des rues.

Pleurer
les larmes de fumée
des voitures en acier
étalant leur pouvoir sur les routes
comme une onde fluide, densifiée.


Recevoir
la sueur des morts-vivants ; dans les marbres élégants,
l’insouciante puissance
des prashads (palais) en ruine

Danser
devant les murs ornés et comme le banyan (figuier)
s’entourer de colliers de feuilles denses


Et caresser
les arbres millénaires
qui tracent une ligne de départ
aux aranyas (forêts) peuplées de sortilèges blancs

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